Chapitre 1: François Gigot de Lapeyronie. Qui est-ce?

Gigot de LapeyroniePour comprendre le trouble dont on souffre, une petite recherche s'impose bien souvent sur le nom de ce trouble. Ici, en l'occurence, la fameuse "Peyronie" ou courbure du pénis. Aussi, pour débuter l'analyse approfondie des phénomènes liés à la Peyronie, on va s'intéresser un peu à celui qui pour la première fois a étudié le sujet.

Extrait des Mémoires de François Gigot de Lapeyronie (1742):

Le père : "François, tu vas avoir 16 ans, il est plus que temps que tu choisisses un métier, et un vrai, pas comme le mien! T'imagines-tu toi aussi devenir barbier? Tu dois faire un choix mon fils, car mon heure approche et je ne saurais quitter cette terre sans savoir quel destin tu choisis."

Ci dessus: un tableau de François Gigot de Lapeyronie (1678-1747).

François: "Père, je sais que vous voyez en moi un DJ résident au Fuze et qui fera groover les foules sur du David Guetta - mais ma passion reste la même: je suis et je reste chirurgien dans l'âme."

Le père: "Mon Dieu, ainsi soit-il. Haa, haaa, je meurs".

Il faut dire qu'à l'époque, le titre de barbier recouvrait non seulement la profession de barbier mais aussi celle de chirurgien qualifié pour de petites opérations. Sans doute le père de François n'aimait-il pas suffisamment son métier que pour vouloir en dissuader son fils de faire de même. Mais la volonté de François était grande, et sans le savoir ce jeune garçon originaire de Montpellier se dirigeait vers une brillante carrière de chirurgien qui allait le mener dans les secrets et l'intimité du Roi Louis XV.

Nous sommes en 1695, François a 17 ans et reçoit son diplôme de maître chirurgien et barbier (notez comme les professions n'étaient pas encore séparées). Il a 17 ans. quand je pense que la plupart des chirurgiens reçoivent leur diplôme vers 28 - 30 ans...Mais bon, à l'époque, disséquer un rat mort et goûter des urines faisaient de vous un médecin. Bref, comme tou bon intello, il se dit qu'il va compléter tout ça par un petit post doc et tant qu'à faire allons le faire à Paris, histoire de lancer sa carrière et de tomber les minettes avec son gros diplôme.

Il arrive donc à Paris, en 1695, et poursuit son instruction auprès de Georges Mareschal qui était à l'époque chirurgien major à la Charité. 2 ans plus tard, il revient à ses sources, à Montpellier et est nommé chirurgien-major comme son tuteur, et commence une carrière de Professeur à l'école de médecine. Il pratique donc devant ses élèves des dissections, il est vrai que le matériel ne manquait pas à cette époque là.

En 1701, il devient pénitent blanc (les pénitents blancs sont des catholiques laïcs - dont les principales missions sont la prière, l'entretien et la restauration des chapelles et des croix, l'accompagnement au cimetière de ses membres et de toute personne en faisant la demande, ainsi que l'aide aux organisations de charité).

En 1704, il arrête l'enseignement, et accompagne de Villars comme chirurgien militaire lors de la campagne des camisards (des protestants français ou encore Huguenots), ceci jusque grosso modo 1706 année où il se retrouve à la Société royale des sciences de Montpellier comme anatomiste.

1717 : François Gigot revient à Paris, il a 39 ans.

1736 : son mentor, Georges Mareschal, premier chirurgien du Roi, meurt. François le remplace au poste de président de l'Académie royale de chirugie et devient le confident des problèmes du Roi Louis XV. Il tiendra d'ailleurs une place importante après l'opération de la mâchoire inférieure pratiquée sur le dauphin du Roi en 38.

1743 : ce n'est pas certain, mais on suppose que c'est sous son influence que les métiers de chirurgien et de barbier sont définitivement séparés. Sans doute est-ce mieux comme cela...

1743 toujours : et c'est une année charnière, car F.G. de Lapeyronie décrit une mystérieuse induration des tissus caverneux du pénis. Cette induration est caractérisée par l'apparition de plaques fibreuses autour des corps caverneux de la verge. A cette découverte, il lui donnera son nom : La peyronie. Notez la différence entre son vrai nom Lapeyronie, et la maladie dite de peyronie. Il serait sans doute plus avisé de dire une lapeyronie, mais cela ne sonne pas bien.

1747 : François Gigot s'éteint, le 25 avril, à Versailles.

On doit notamment à François Gigot de Lapeyronie la construction de l'hôtel Saint Côme à Montpellier (actuelle chambre de commerce et d'industrie).

Merci à Wikipédia pour la resources utilisées dans cet article.

 


 



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